Hausse des mises en chantier et permis de construire

Posté le 15 décembre 2011 par admin

En France, le nombre de mises en chantier et le nombre de permis de construire, pour les logements neufs, ont respectivement progressé de 11,4% et de 4,3%, cela sur une période allant du mois de mars au mois de mai sur un an, a annoncé mardi le Ministère du Logement. Alors certes, il y a une certaine hausse, mais il faut dire que le secteur de la construction tourne cependant au ralenti contrairement au marché de l’immobilier. Voici les quelques chiffres du Ministère du Logement :

Entre le mois de mars et le mois de mai, le nombre de mises en chantier de maisons et appartements neufs a atteint les 89 837 unités, ce qui traduit cette progression de 11,4% sur la même période un an plus tôt. Et au cours des 12 derniers mois, allant du mois de juin 2010 au mois de mai 2011, le nombre de mises en chantier a atteint les 345 407 unités, ce qui traduit une augmentation de 15% comparé aux 12 mois précédents.

Pour ce qui est du nombre de permis de construire, il a lui aussi progressé de 4,3% en atteignant notamment les 105 548 unités entre le mois de mars et le mois de mai, comparé à la même période de l’année dernière ce qui devrait influencer les chiffres de l’immobilier. Et si l’on se base sur les 12 derniers mois, allant du mois de juin 2010 au mois de mai 2011, le nombre de permis de construire accordés pour les logements neufs a atteint les 345 407 unités, ce qui traduit une hausse de 14,3% par rapport aux 12 mois précédents.

Il faudrait cependant nuancer cette embellie, car le niveau reste insuffisant pour combler le déficit accumulé depuis de nombreuses années. En effet, le rythme de progression se ralentit : avant la crise en 2007, le nombre de mises en chantier a atteint les 415 000 logements, tandis qu’à la fin de cette année 2011, on devrait s’attendre à 360 000 unités. Soulignons aussi que le dispositif immobilier de la loi Scellier, qui avait boosté les ventes des promoteurs de logements neufs en 2010, devient aujourd’hui moins attractif, et la commercialisation s’est ralentie au 1er trimestre en accusant une baisse de 17,2%.